Description
Notre avant-guerre
« Tout dans ce livre étonne », lance d’emblée Alain Lanavère dans sa préface… Tout étonne, bel et bien, à commencer par le fait que Notre avant-guerre est un chef-d’œuvre de la littérature française, écrit en quelques mois, à partir de septembre 1939, alors que, venant d’avoir trente ans, Brasillach était mobilisé en Alsace.
Le livre semble un composé de poésie et de souvenirs jetés sur le papier, de notes désinvoltes : les toits de l’École normale supérieure ; les coulisses d’un théâtre ; une attitude de Charles Maurras ; la délicieuse vitalité d’Annie Jamet ; quelques notes de voyages. Tout d’émotion, mais avec un ton léger qui le rend si agréable à lire, ce travail de mémorialiste devient un véritable roman qui emporte le lecteur dans les dix années d’aventures d’un groupe de camarades inséparables.
De leur insouciante vie étudiante, ces jeunes gens épris d’art passent insensiblement aux joies de l’écriture, puis à celles du journalisme. À tant interroger l’époque, fatalement, la tentation leur vient d’y jouer un rôle, tandis que l’Italie fasciste attire, que l’Allemagne hitlérienne inquiète mais fascine et que l’Espagne entre en guerre civile.
Mais, comme dans une tragédie grecque, « le destin frappe à la porte » ; le drame profond de Brasillach – la fuite de sa jeunesse – se confond avec celui de la Nation : la perte inéluctable de la paix… Cinq ans plus tard, le jeune nationaliste tombera sous des balles françaises.
Né en 1943, Alain Lanavère, membre de l’association des Amis de Robert Brasillach, est ancien élève de l’École Normale Supérieure (promotion 1964), professeur agrégé de lettres classiques et docteur ès lettres. En 2016, il cofonde l’École professorale de Paris, établissement privé de formation des enseignants.
Il est l’auteur de nombre d’articles des Cahiers Séguriens, publiés par l’Association des Amis de la Comtesse de Ségur.




