Nos coups de coeur précédents...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'accord secret de Baden-Baden. Comment De Gaulle et les soviétiques ont mis fin à Mai 68
Henri-Christian GIRAUD
554 p. - 23 €
« On n'a pas fini d'interpréter mon voyage à Baden-Baden !... », a dit De Gaulle, peu de temps avant sa mort au colonel d'Escrienne, son dernier aide de camp. Quarante ans après, le mystère reste entier : pourquoi le chef de l'État a-t-il choisi de partir en secret pour l'étranger, le 29 mai 1968, provoquant la panique dans son entourage, et au risque de se voir accusé par certains d'avoir fui ?
De Gaulle ayant affirmé publiquement avoir envisagé « toutes les éventualités sans exception » (le retrait du pouvoir, l'exil, la résistance), cet événement a donné lieu à une série d'hypothèses toutes légitimes, car toutes fondées sur des propos successifs du chef de l'État adaptés à chaque interlocuteur pour obtenir le brouillage maximal d'une opération relevant, en réalité, de sa diplomatie secrète.
Pour Henri-Christian Giraud, l'explication de l'équipée de Baden-Baden n'est à chercher ni dans une défaillance du général De Gaulle ni dans une manoeuvre militaire ou psychologique, mais dans son « duo-duel » avec le Parti communiste et sa « belle et bonne alliance » avec Moscou, renouvelée en 1964 par l'Ostpolitik gaullienne. Sur fond d'intervention soviétique en Tchécoslovaquie.
Voici l'histoire d'un chef-d'oeuvre d'intoxication de ce « théoricien de la surprise » qu'était De Gaulle. Une contre-enquête historique qui se lit comme un roman.

 

 

 

 

 

 

 

Les chrétiens de l'Inde. Entre castes et Églises
Catherine CLÉMENTIN-OHJA
297 p. - 20,90 €
Ils sont présents en Inde depuis les débuts du christianisme, et leurs plus anciennes communautés se réclament même de l'apôtre saint Thomas. D'autres tirent leur origine des multiples missions venues d'Europe comme celle de saint François Xavier, ou des occupations portugaise, française, britannique... Ils sont aujourd'hui vingt-quatre millions dispersés dans l'immense nation indienne, de confessions et de rites divers, mais tous marqués par le système des castes que certains acceptent et que d'autres rejettent. Tous aussi partagés entre leur héritage culturel indien, et une foi encore parfois perçue comme étrangère.
Catherine Clémentin-Ojha, l'une des meilleures spécialistes de l'anthropologie religieuse indienne, nous brosse un portrait vivant de cette minorité haute en couleur, qui nous offre un autre visage du christianisme. Elle relate son histoire complexe et décrit les enjeux sociaux, politiques et religieux d'une présence chrétienne à la fois si enracinée et toujours insolite, dans une Inde contemporaine en pleine mutation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aristote au Mont-Saint-Michel. Les racines grecques de l'Europe chrétienne
Sylvain GOUGUENHEIM
277 p. - 21 €
On considère généralement que l'Occident a découvert le savoir grec au Moyen Âge, grâce aux traductions arabes. Sylvain Gouguenheim bat en brèche une telle idée en montrant que l'Europe a toujours maintenu ses contacts avec le monde grec. Le Mont-Saint-Michel, notamment, constitue le centre d'un actif travail de traduction des textes d'Aristote en particulier, dès le XIIe siècle. On découvre dans le même temps que, de l'autre côté de la Méditerranée, l'hellénisation du monde islamique, plus limitée que ce que l'on croit, fut surtout le fait des Arabes chrétiens. Même le domaine de la philosophie islamique (Avicenne, Averroès) resta en partie étranger à l'esprit grec. Ainsi, il apparaît que l'hellénisation de l'Europe chrétienne fut avant tout le fruit de la volonté des Européens eux-mêmes. Si le terme de "racines" a un sens pour les civilisations, les racines du monde européen sont donc grecques, celles du monde islamique ne le sont pas.

Professeur d'histoire médiévale à l'ENS de Lyon, Sylvain Gouguenheim travaille actuellement sur l'histoire des croisades. Il a récemment publié Les Chevaliers teutoniques (Tallandier, 2008).
La plupart ne reviendront pas
Vingt-huit jours dans une poche du front russe (hiver 1942-1943)
Eugenio CORTI
441 p. - 9 €
Mobilisé par l'armée italienne en 1942, Eugenio Corti, l'auteur du Cheval rouge, prend part, comme jeune officier d'artillerie, à l'épopée du Front de l'Est. Encerclées dans une poche aux côtés de la 298e division allemande, plusieurs divisions italiennes, désemparées, vont être anéanties par un ennemi féroce et un froid polaire. Seuls quelques-uns des 30 000 compagnons du jeune écrivain retrouveront leur patrie, l'Italie.

De ce fourvoiement honteux que l'on s'efforçait d'oublier - l'alliance avec l'Allemagne -, la campagne de Russie était l'épisode le plus douloureux. Une génération entière avait été engloutie dans cette guerre qui n'était pas la sienne, absorbée à jamais par l'immensité russe et les camps. L'un des rares survivants de cet enfer en avait rapporté un récit minutieux, insoutenable de précision, et pourtant porté par une inextinguible espérance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Grand Condé. Héros des armées de Louis XIV
Dominique PALADILHE
271 p. - 21,50 €
La maison de Condé, branche cadette de la famille royale de Bourbon, est demeurée célèbre grâce à un homme, le prince Louis II, dit le Grand Condé. Il gagna cette prestigieuse épithète en couvrant toute l'Europe de ses exploits, à la tête des armées de Louis XIV. Il cumula les victoires du coeur de la Bavière aux confins de la Hollande, des rives du Rhin aux bords de la mer du Nord. Émule du Cid, il écrasa à vingt-deux ans la célèbre infanterie espagnole à Rocroy. Ce fut son premier titre de gloire. Ses lauriers contribuèrent pour beaucoup à l'extraordinaire éclat du règne de Louis XIV.
Une ombre passa pourtant dans sa carrière lorsque, poussé par son trop grand orgueil, il se révolta durant la Fronde et osa prendre les armes avec l'Espagne, l'ennemi que son royaume combattait. Revenu à la raison, ne faisant rien à moitié, il devint le plus dévoué et le plus fidèle serviteur de son roi.
À la fin de sa vie, ne pouvant plus régner sur les champs de bataille, il régna sur son domaine de Chantilly dont il fit le rival de celui de Versailles. Voulant toujours être le premier, il se montra, comme l'a dit un de ses contemporains, toujours très au-dessus des autres hommes.

Dominique Paladilhe, ancien élève de l'École pratique des Hautes Études, s'est longtemps consacré à l'étude de la période médiévale avec la publication de nombreux ouvrages comme Les Grandes Heures cathares, Les Papes en Avignon, Le Roi lépreux, Simon de Montfort et La Bataille d'Azincourt. Son précédent livre retrace la fin tragique du dernier duc de la maison des Condé (Pygmalion).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fortune disparue du roi Louis-Philippe
Jacques BERNOT
327 p. - 22 €
Lorsqu'en 1999 le comte de Paris s'éteint, ses héritiers constatent qu'il ne laisse qu'une quinzaine de millions d'euros. Qu'est-il advenu de la fortune de la Maison de France, ce pactole de deux cents millions d'euros qui devait sa miraculeuse reconstitution à l'âpreté au gain du roi Louis-Philippe ?
Au terme d'une véritable enquête qui couvre plus de trois siècles, pièce par pièce, Jacques Bernot, juriste et historien, reconstitue le puzzle inattendu de cette fortune. Il fouille les archives, entrouvre les coffres-forts des banques étrangères, inventorie chaque propriété, suit à la trace tableaux et objets d'art.
Les fabuleuses collections de Monsieur, frère du roi, puis du Régent, les affaires louches de Philippe-Égalité, puis l'anéantissement de la Révolution ; les largesses de la Restauration, le prodigieux héritage « Penthièvre », les mises sous séquestre à la Révolution de 1848 et les ventes forcées sous le Second Empire, les restitutions inespérées de 1872, la générosité inlassable du duc d'Aumale, les dissipations des générations récentes : par un jeu inouï de fastes et de misères, d'accumulations et de déboires, cette fortune renaît de ses cendres puis disparaît à nouveau. Une saga financière sur fond de lys de France.