

Rappel des deux précédents livres du même auteur :
- Machiavel pédagogue ou le ministère de la réforme psychologique
189 p. - 15 €
- L'Empire écologique
592 p. - 22 €
Deux volumes étayés, argumentés expliquant la politique subversive des institutions internationales dans les domaines de la pédagogie et de l'écologie.

« Cet ouvrage est non seulement un superbe album de photographies, de dessins et de gravures, c’est aussi un livre d’histoire bien documenté et fort utile (...).
« Sur le plan des reproductions, on trouvera des paysages anciens et actuels, d’admirables vitraux, des gouaches, des dessins à la plume, des peintures sur bois, des fresques grandioses comme celles de la basilique du Bois-Chenu, des sculptures, des cartes, des blasons (...). De grands noms d’artistes – plus d’une vingtaine – allant d’Albert Robida à Jean Fouquet, en passant par Joseph Benoît et Georges Janin, maîtres-verriers auxquels on doit les vitraux de l’église Sainte Jeanne d’Arc de Lunéville, ou par Lionel Royer dont le pinceau illustra bien des scènes héroïques de notre France, ont inspiré cet album (...).
« Oui, Jeanne marche à contre-courant de la République. Elle chevauche aussi à contre-courant du mondialisme. La France a toujours besoin d’elle. D’instinct nous l’invoquons non seulement dans nos catastrophes nationales mais aussi pour la paix (...). Merci à Jean-Marie Cuny pour cette magnifique défense et illustration de sainte Jeanne d'Arc ! »
Claude Mouton-Raimbault (extrait de Lecture et Tradition, N° 387-388)

« Je suis à Paris, je voudrais vous voir. » L'homme parlait en allemand. Je reconnus sa voix aussitôt. Nous étions en 1984 et je l'avais pourtant entendue pour la dernière fois quarante ans plus tôt, en février 1944. Mais il n'y avait aucun doute, c'était lui : Léo, un médecin allemand de la Gestapo qui m'avait retenue enfermée durant plusieurs mois, pendant la Seconde Guerre mondiale. Ses traitements sévères m'avaient presque laissée pour morte, enfermant mon corps dans une résille de douleur dont, aujourd'hui encore, je reste prisonnière. Léo à Paris. Mon bourreau à ma porte. Que me voulait-il ? Le choc de sa voix réveilla en une fraction de seconde un passé dont je pensais avoir tourné la page. J'eus l'impression que la maison s'écroulait sur ma tête. Je me revis jeune fille de dix-huit ans poussée par les circonstances à entrer en Résistance.

« Quand on commence à faire des concessions, on ne peut plus s'arrêter.
Qui avait prononcé cette maxime étrange, et à quel moment ? C'était la pure vérité !
Mais qui pouvait dire qu'il eût jamais concédé quoi que ce soit, où était sa faute ? Dans sa famille, il n'y avait eu que des militaires. Lui aussi, il avait voulu entrer dans l'armée, dès son plus jeune âge. Dans l'armée de ce pays, de ce bloc militaire. Alors qu'il était gosse, on avait changé de religion. Et puis après ? La religion, ce n'est qu'une pièce rapportée, un gadget qui ne signifie rien du tout. Le pays ne s'était pas transporté ailleurs, la population était toujours là, même si les vagues migratoires successives avaient provoqué une énorme croissance démographique, et l'ennemi traditionnel restait la Russie, comme par le passé. On avait frôlé le conflit avec elle du temps de son arrière-grand-père, à l'époque de la guerre froide, cela pouvait se produire aujourd'hui encore. Rien n'avait changé. Et il ne faisait que son devoir.
Oui, mais quel avenir préparait-il à ses enfants ? Lui n'était pas comme ces gens-là, Assette n'était pas non plus comme ces gens-là. Mais les enfants, eux, les enfants allaient se fondre dans leur masse, comme une cuillère de café en poudre dans un bol d'eau bouillante. Ses petits enfants ne feraient plus qu'un avec eux.
Quand on commence à faire des concessions, on ne peut plus s'arrêter. »