Martin PELTIER
Nicolas Sarkozy, la République, les religions
244 p. - 15 €
En évoquant à Rome, le 20 décembre 2007, les « racines chrétiennes » de la France et la « laïcité positive », Nicolas Sarkozy a jeté un sacré pavé dans la mare. Portée à ébullition, la vieille garde laïque a décrété le pacte républicain en danger. Si l’on prend la peine cependant de lire son livre écrit en 2004, La République, les religions, l’espérance, si on le rapproche d’autres déclarations, on s’aperçoit que le premier souci de Nicolas Sarkozy est l’islam. Il ne veut modifier la loi de 1905 que pour l’intégrer. L’État paiera les mosquées et la formation des imams. Les banlieues s’en trouveront pacifiées.
Au-delà de cette tâche de police, indifférent à toute révélation, le Président souhaite que les trois religions du livre se réunissent pour irriguer de leurs valeurs communes une mondialisation humaniste. Son Dieu, c’est la modernité, c’est la République.
« Pour éviter de dire demain "Je ne savais pas" la lecture [de cet ouvrage] permettra au lecteur de se faire une idée en toute liberté tant l'accumulation des textes, des citations, des références est importante et, semble-t-il, accablante » (extrait de la préface de Jean-Pierre Maugendre).