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Le meurtre des départements d'Algérie
Georges DILLINGER
244 p. - 20 €
Georges Dillinger est le pseudonyme d’un géologue, professeur dans l’enseignement supérieur, dont un des ancêtres, Albin Schneider, était soldat dans l’armée qui a débarqué à Sidi-Ferruch, le 14 juin 1830. Il a écrit une demi-douzaine d’essais sur l’Algérie ou sur la crise de société qui affecte la France.
Il n’a pas cherché à accumuler dans ce livre des détails historiques, résultats de dépouillement d’archives. Il a évoqué la succession des grands évènements jalonnant l’agonie de l’Algérie française, l’évolution des mentalités et l’implication personnelle du président de la République. La dernière partie porte sur les terribles séquelles actuelles de cette mutilation du territoire national.
La IVe République porte la responsabilité gravissime d’avoir laissé éclater la subversion et de nous avoir acculé à une guerre révolutionnaire dont personne ne sort tout,à fait indemne. Le sursaut patriotique du 13 mai 1958 fut capté par des comploteurs qui l’ont fait évoluer vers un putsch, le seul de notre Histoire contemporaine : celui du général De Gaulle s’emparant du pouvoir suprême en détournant, à son profit, la mutinerie de chefs prestigieux de l’Armée d’Algérie. De Gaulle, dans sa duplicité, a couvert de son autorité les combats meurtriers du plan Challe pour rétablir la paix française et, simultanément, les pourparlers avec le FLN, deux voies parfaitement antagonistes. Dès janvier 1960, s’engage, à côté de la poursuite de la guerre contre les forces de la sécession, une véritable guerre civile franco-française.
Certains diront : « Encore cette histoire vieille d’un demi-siècle. » La réponse vient de nos adversaires. Pourquoi, si longtemps après les faits, multiplient-ils à l’envi les mensonges sur la colonisation qu’ils diabolisent, les prétendus pillages des ressources naturelles, l’exploitation des indigènes, les fabulations sur les tortures et les viols de l’armée française? Sinon pour nous inoculer le venin mortel de la haine de soi et la culpabilisation qui annihile nos défenses immunitaires dans les événements tragiques que vit la France chaque jour.

 

 

 

 

 

 

 

Christianisme et totalitarisme en France dans l'entre-deux-guerres (1930-1940)
Vol. 1 - Esquisse d'un jugement chrétien du nazisme
Jean CHAUNU
347 p. - 25 €
Le traumatisme de la défaite française de 1940 est à l'origine d'une idée encore très répandue chez nos contemporains. Le nazisme aurait été doublement méconnu, par le monde intellectuel français dans son ensemble, et par les intellectuels chrétiens en particulier, qui l'auraient identifié au « germanisme éternel » ou en aurait relativisé la nocivité donnant la priorité à l'anticommunisme.
C'est ce postulat que ce livre, premier volume d'une trilogie consacrée à la résistance spirituelle aux totalitarismes en France entre 1933 et 1945, remet en cause en examinant l'analyse du nazisme par les intellectuels catholiques des années 1930.
Une brillante galerie d'écrivains, de germanistes, de philosophes ou de théologiens nous révèle la richesse pionnière d'une observation sans concessions du national-socialisme. Il se constitua dès le milieu des années 1930, autour des intellectuels catholiques, français et réfugiés d'Allemagne, un front intellectuel antiraciste, non moins important que l'antifascisme politique et qui, comme lui, rassembla au-delà des clivages habituels entre la droite et la gauche.
Phénomène non moins important cet antiracisme chrétien explique la capacité précoce de ces intellectuels catholiques à remettre en cause ce qui pouvait rester chez eux d'antijudaïsme traditionnel. Face au racisme et à l'antisémitisme nazi, aucun compromis intellectuel n'était possible. Avant même l'Occupation, les auteurs présentés ici se préoccupaient que « la France ne perde pas son âme » (G. Fessard).

À paraître :
- Le paradigme totalitaire
- La chrétienté paradoxale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La grammaire structurante - Livre du maître
Élisabeth NUYTS
74 p. - 36 €
Nous insistons là sur les éléments qui se sont avérés essentiels pour structurer les personnes en recherche d'autonomie, enfants comme adolescents et adultes.
La grammaire structure l'être en effet, quand elle lui permet d'analyser sa propre parole. Il se découvre alors lui, différent des autres, acteur responsable agissant dans l'espace et le temps. Quand le JE est conscient, le TU est reconnu. On peut alors accéder à la fois au sens existentiel de l'être, et au respect de l'autre. Cela construit un rapport plus équilibré entre soi et les autres, entre soi et le monde.
Le but de cet ouvrage est donc de recentrer la personne sur elle-même en la mettant en situation. Guidée par des indices pertinents, elle sera peu à peu amenée à découvrir et comprendre les règles qu'elle pourra ensuite appliquer dans des exercices raisonnés. Axé sur la logique et le sens, cet ouvrage a pour objectif de faciliter la compréhension des mécanismes de notre langue, et de nos rapports aux autres. Ce n'est donc pas un recueil de recettes, de règles à mémoriser assorties d'exceptions, mais un outil de réflexion pour construire un être autonome qui pense et s'exprime clairement.
Greenpeace : le vrai visage des guerriers verts
Pierre KOHLER
336 p. - 19 €
Au nom de la défense de la planète, ils provoquent les États, défient les plus grandes entreprises et se livrent à des actions commandos en bafouant les lois. On les surnomme les « guerriers verts de l'environnement » : ce sont les militants de Greenpeace, ONG officiellement apolitique, animée par un idéal généreux et fonctionnant de manière désintéressée.
Vraiment ?
Pierre Kohler a voulu en savoir plus. Il a mené une enquête approfondie, interrogeant les membres de Greenpeace, infiltrant ses réseaux, plongeant dans des bases de données confidentielles, retrouvant des documents d'archives, faisant parler des fondateurs et des déçus de l'organisation, ou des agents des services secrets. Ses conclusions sont étonnantes...
Histoire secrète, stratégie occulte avec ses doubles jeux, fonctionnement interne quasiment sectaire, finances opaques, pratiques d'intimidation, propagande et techniques de manipulation : rien n'échappe au scalpel de l'auteur, qui, en accumulant les faits et les analyses impartiales, dévoile le vrai visage de Greenpeace.
Une enquête rigoureuse, un récit passionnant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La guerre des mots. Du vocabulaire à la subversion
Jean-Yves CLOUZET
92 p. - 20 €
La mainmise subversive sur le vocabulaire malmène la faculté de comprendre et de raisonner. Ces mots nous jettent en proies à la désinformation et à la guerre idéologique.
Constat de la dégradation délibérée du langage et analyse des procédés d’agression, l’ouvrage démasque les instigateurs et leur desseins.Il détaille les méthodes de corruption des mots et de la langue : amalgame, anglicisme, autocensure, désarticulation, diabolisation, falsification, fracture, glissement, optimisation sécuritaire, jargon... néologisme, silence...
Au texte, enrichi d’exemples, de références, de notes et d’une bibliographie, sont joints des index qui multiplient les directions de recherche sur la « guerre des mots ».

Jean-Yves-Marie Clouzet, titulaire d’une maîtrise en droit, journaliste émérite et conférencier, a publié plusieurs études sur le communisme et la vie des médias. Il est sociétaire des Écrivains combattants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La guerre du Mexique 1862-1867. Le mirage américain de Napoléon III
Alain GOUTTMAN
456 p. - 24,50 €
La guerre du Mexique, commencée en 1862, dura cinq ans et échoua dans un bain de sang. Pourquoi Napoléon III s'était-il lancé dans cette entreprise ?
En octobre 1860, excédées par les dérobades et les provocations d'un gouvernement mexicain incapable de payer ses dettes, la France, l'Angleterre et l'Espagne jettent les bases d'une intervention collective au Mexique. En janvier 1862, les troupes sont sur place. Tant les Anglais que les Espagnols comprennent vite qu'ils n'ont aucun intérêt à maintenir longtemps leur présence et, après avoir obtenu un semblant de satisfaction, ils rembarquent. Pas les Français. Dans l'esprit de Napoléon III, l'intervention du Mexique s'inscrit dans ce que ses partisans appellent la « grande pensée du règne ».
En effet, il s'agit de rien de moins pour lui que d'instaurer une monarchie latine et catholique qui contrebalancerait en Amérique l'influence croissante des États-Unis. A l'intérieur, le gain escompté serait le ralliement de l'opinion catholique qui ne lui pardonne pas sa politique italienne hostile au pape. A l'extérieur, l'installation sur le trône de Maximilien, le fils de François-Joseph, serait un dédommagement de la perte de la Lombardie par les Habsbourg et de celle, à venir, de la Vénétie. Cinq ans plus tard, la « grande pensée du règne » s'est muée en « chimère »: face aux erreurs répétées de Maximilien qui s'est vite aliéné la population, face au coût exorbitant de l'intervention et à l'irréalisme de ses objectifs, Napoléon III, la mort dans l'âme, est contraint de se retirer du Mexique.
Tout en retraçant les opérations militaires, l'auteur montre avec clarté les enjeux politiques, stratégiques, diplomatiques et psychologiques de cette intervention qui a tourné au fiasco, précipitant le déclin du régime impérial, et dont l'épilogue sera la défaite de 1870 face à la Prusse.

Alain Gouttman, spécialiste des questions militaires du second Empire, a publié chez Perrin La Guerre de Crimée (Grand Prix de la Fondation Napoléon) en 2003 (Tempus, 2006).